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Après midi tropicale.

Pour le plaisir… et pour célébrer les températures qui montent enfin.

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Après midi tropicale.

Je rentre de la plage, la peau chaude et salée,
Souriant aux oiseaux qui pépie dans les genêts,
Heureux d’une journée enfin ensoleillée,
Mes pas en harmonie avec la nature qui renaît.

A peine ai-je franchi la porte du salon
Qu’une furie court, saute et m’enlace,
Caressante et joueuse comme une portée de chatons,
Elle m’entoure de ses bras, se hausse et m’embrasse.

Les yeux mi-clos, la bouche entrouverte,
Elle se niche dans mon cou et ronronne son plaisir,
Avec, toujours, cette douceur qui me déconcerte.
Son corps, qui épouse le mien, m’emplit de désir.

Ses mains fraîches glissent le long de mon dos.
Je sens sur mes reins la caresse de ses doigts.
Elle dénoue mon maillot, comme on déballe un cadeau,
Le laisse glisser à terre et attrape sa proie.

Souriante, elle va et vient doucement.
Ses yeux pétillants aux miens s’accrochent.
Je ferme mes paupières et je soupire bruyamment.
Je tremble de la sentir tellement proche.

Elle me guide ainsi jusque dans le salon,
Se recule de deux pas et, sans plus de pudeur,
Déboutonne son chemisier, puis son pantalon,
M’offrant le charmant spectacle de ses rondeurs.

Très vite, elle est nue et m’attire contre elle.
Mes mains prennent ses seins et s’y attardent,
Ma bouche y dépose des baisers sensuels.
Les pointes se dressent tandis que je les regarde.

Après un baiser sage, elle pèse sur mes épaules.
Je tombe doucement, agenouillé devant la belle.
Elle me sourit, soupire, et je prends le contrôle.
Je vais la posséder sans que, jamais, elle ne se rebelle.

Ses lèvres s’entrouvrent sur sa langue rose.
Ses mains caressent le sommet de ma tête.
Je respire son odeur et, enfin, j’ose
Prendre délicatement son bouton que je tète.

Elle se balance doucement, ondule du bassin.
Je la suis de la langue, comme hypnotisé.
Je regarde d’en bas son ventre et ses seins,
Et mon désir s’en trouve encore attisé.

Ses jambes tremblent, son ventre frissonne.
Je l’assois sur le bord de la table basse.
Elle s’allonge sur le dos et s’abandonne.
Le désir grandit et sa pudeur s’efface.

Largement ouverte, elle m’appelle du regard.
J’écarte, du bout des doigts, ses lèvres mouillées.
Mon âme et mon corps, dans son jardin, s’égarent.
Elle ferme les yeux quand elle me sent la fouiller.

Quelques mots doux, avant de perdre la tête,
Je vois, sur son visage, monter le plaisir.
Elle cambre les reins pour affoler l’esthète,
Invoque ses dieux qui la regardent mourir.

© Frédéric Casset – 04/2015

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Publié par le 27 juin 2015 dans Non classé

 

Ton plaisir.

Et l’elfe, à la lecture des caresses du vent, sent son cœur qui s’emballe et, voulant constater que le poète a (toujours) raison, ouvre ses sens au plaisir. A la rencontre suivante, avouant ses émois, elle demande qu’on lui écrive le plaisir féminin et donne, pour cela, juste une indication sur la poitrine qui, douloureuse, demande qu’on la presse… Pas de souci !

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Ton plaisir.

Sous la couette, son cœur s’affole.
Sa main descend très vite entre ses cuisses,
Son majeur, entre ses lèvres, batifole,
Écarte, explore, presse et se glisse.

Trop de mots se bousculent dans sa tête,
Des mots de toutes les nuances de rouge.
Elle, au milieu, elle tangue et se tient prête,
Accrochée au mouvement de ce doigt qui bouge.

Sa gorge se serre, elle respire plus vite;
Son ventre se creuse, revient, ondule.
Elle offre son corps comme pour un rite,
S’ouvre, s’écartèle, son front brûle.

Elle n’a pas assez de mains pour assouvir
Cet appétit de caresses, cette orgie solitaire.
Elle imagine des bouches pour la recouvrir,
Des mains d’homme, douces mais autoritaires,

Qui la prennent, la tiennent, et la contraignent
A s’ouvrir, à s’offrir, à ne pas résister,
A oublier tout ces tabous qu’elles enfreignent,
Et, très vite, elle s’abandonne sans insister.

Elle commence à gémir, toute à son fantasme,
Les reins cambrés, comme sous l’assaut d’un amant,
Et accueille, d’un cri, un premier orgasme
Qui accroche des étoiles à son firmament.

Elle n’est pas assouvie, elle en veut plus encore,
Roule sur le ventre, les cuisses écartées,
Une brume de plaisir recouvrant son corps,
Conséquence du plaisir qui l’a emportée.

Ses reins sont en feu, son cœur bat la chamade.
Sa paume caresse son pubis, très lentement.
Un doigt, entre ses lèvres, presse par saccades,
Noyé de sa cyprine qui coule abondamment.

Elle s’agenouille, de plus en plus ouverte,
Offrant ses fesses à qui voudrait les prendre,
Un homme qui partirait à la découverte
D’intimes endroits et saurait la surprendre.

Sa poitrine gonflée, qu’elle presse entre ses doigts,
La fait souffrir d’une sensuelle torture.
Sur ses mamelons sensibles qu’elle rudoie,
Les pincements ressemblent à des morsures.

Bouche grande ouverte et yeux clos, elle gémit.
Elle glisse un doigt entre ses lèvres sèches;
Le suce doucement, et tout son corps frémit.
Son désir, comme son plaisir, monte en flèche.

Deux doigts la pénètrent et fouillent son ventre.
La taille cambrée, elle ondule du bassin.
Elle sourit à la vague qui se concentre,
Se laisse emporter par le plaisir assassin.

Enfin, roulée en boule sur le drap froissé,
Le souffle court, le visage et le ventre en feu,
Remonte la couverture qui a glissé
Et, souriant béatement, ferme les yeux.

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© Frédéric Casset – 05/2015

 
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Publié par le 27 juin 2015 dans Non classé

 

La caresse du vent.

Ce poème est pour une elfe, celle dont vous avez déjà pu apercevoir les fesses il y a quelques temps. Après un petit passage à vide, elle a ouvert ses bras à la vie et ça commence par se regarder, faire un bilan de sa vie, de ses sentiments, et du regard des autres, aussi. Ma spécialité est la sensualité, surtout sur ce blog, alors…

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La caresse du vent.

La nuit s’achève dans ses yeux embrumés,
Nuit d’ivresse qu’elle a passé à rire.
La voilà pieds nus, dans la rosée parfumée,
Avec juste un voile irisé pour la couvrir.

Le soleil naissant caresse sa peau dorée,
La réchauffant un peu, tandis qu’elle chemine
Au long de sentiers par les hommes ignorés.
A l’orée de son bosquet, ses yeux s’illuminent.

Pour séduire les beaux elfes qui étaient venus,
Elle avait, sans pudeur, dévoilé ses appas.
Elle s’était offerte, mais sans jamais être nue ;
Nombreux furent ceux, qu’en ses filets, elle attrapa.

Elle en garde, sur les lèvres, un sourire songeur,
Et, dans son ventre, un envol de papillons.
Elle sent bien que, si elle veut dormir tout à l’heure,
Elle va devoir, du désir, émousser l’aiguillon.

Devant sa cabane, sur un tapis de laine,
Notre elfe s’étend, offerte au soleil levant,
Sa peau, soyeuse comme une porcelaine,
Couverte des ors de cette aube de printemps.

D’un doigt léger, elle agace ses mamelons,
Ferme à demi les yeux pour invoquer l’image,
Parmi tout son peuple, de ce grand guerrier blond,
Dont le regard brûlant lui rendait hommage.

Elle soupire et sa main descend sur son ventre.
Caressé par le vent, son bourgeon s’érige.
Au bout de ses doigts, le plaisir se concentre.
Quelques primevères se courbent sur leur tige.

La tunique diaphane s’envole avec le vent.
Sur un premier soupir, le ventre se creuse.
Les doigts agiles courent dans le buisson ardent.
Les jambes s’écartent sur la vallée ombreuse.

La forêt suspend son souffle, attentive,
Ne voulant déranger, de l’elfe, les désirs.
La demoiselle, qui sait être inventive,
Sort, d’un petit sac, l’instrument de son plaisir.

Elle clôt ses yeux, palpe longuement l’objet,
Le glisse sur son ventre et cambre les reins.
Dans sa toison rousse, elle poursuit son trajet.
Libérant une main, elle caresse ses seins.

Elle essaye d’être sage, de résister un peu,
Le reste du jeu, depuis longtemps est écrit.
Elle force ses lèvres, aussi lentement qu’elle peut
Et, souriant à la vie, pousse un petit cri.

© Frédéric Casset – 03/2015

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Publié par le 27 juin 2015 dans Non classé

 

Pourquoi ce grand silence ?

La seconde question serait même : Pourquoi ce besoin d’expliquer ?

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Les réponses sont simples et compliquées à la fois. Le grand silence est dû à un manque de concentration sur de nouveaux textes qui, pourtant, sont en cours d’écriture, certain même depuis plus d’un an. Le besoin d’expliquer est plutôt un clin d’œil à mes lectrices et lecteurs, le soubresaut qui signifie… Non ! Il est pas mort… il bande encore (parodie d’une chanson paillarde sur un certain Saint Eloi.)

Hormis ces nouvelles qui se peaufinent dans l’ombre de mes nuits sans sommeil, j’ai écrit des poèmes que je vous présenterai au fil des parutions. Sachez que la dernière difficulté de ces billets est le choix d’une image. Parfois elle colle au texte, parfois elle est juste là pour faire joli… beau… sensuel…

Voici donc un peu de lecture… en attendant que d’autres me rejoignent !

 
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Publié par le 27 juin 2015 dans Non classé

 

Lap dance.

J’avais fini par sortir du lit, bien reposé, et décidé d’aller passer un moment avec Véronique, histoire de rendre ma journée encore plus ensoleillée. Elle était au club, ce matin-là, et devait s’y ennuyer. Tous les matins de semaine sont très calmes dans les établissements sexy, les travailleurs de jour travaillent, les travailleurs de nuit draguent des filles de rêves et les chômeurs cherchent du boulot, normalement. Il faisait beau et c’était agréable comme chaque première vraie journée de printemps. J’arrivais à pied et j’entrais dans le petit hall, posais ma veste derrière le comptoir du vestiaire. De la musique filtrait de la salle et je souriais d’avance de voir la surprise sur le visage de mon amante.

J’écartais le lourd rideau rouge et je jetais un œil dans la salle avant de me reculer dans l’ombre. Bon Dieu ! J’écartais encore une fois le rideau, plus discrètement et je m’assurais de ce que j’avais vu. Véronique était là, mais pas seule ! Les jambes écartées, les pieds bien campés au sol, mademoiselle ondulait du bassin devant le beau Karl, assis dans un fauteuil. La petite robe noire moulait son ventre et ses hanches. Le tissu élastique s’arrêtait en haut des cuisses et ses longues jambes étaient nues jusqu’aux chaussures à talon qui dévoilaient joliment ses petits pieds. Ses épaules et ses bras aussi étaient nus. Ses cheveux défaits masquaient son visage au gré de ses mouvements mais je surpris l’éclat de ses yeux, un éclat que je connaissais bien. Elle avait un regard plein de désir posé sur le malheureux garçon qui ne la quittait pas non plus des yeux.

Je constatais que je respirais un peu plus vite, associant presque malgré moi ses déhanchés avec des souvenirs très agréables. Du fond de mon cerveau montait aussi une autre sensation, moins agréable : la jalousie. Karl était un garçon plutôt bien fait et je savais qu’il la draguait gentiment à l’occasion. Je savais aussi que ma belle adorait qu’on lui jette des regards gourmands et des mots tendres et qu’elle savait attirer ces attentions. Je n’avais pas de doute sur notre amour mais, à ce moment précis, je la voyais réaliser une véritable parade amoureuse pour ce mec que je ne pouvais me résoudre à détester. Si je n’intervenais pas, personne ne pouvait prévoir où ce jeu allait s’arrêter.

lapdance2.avi_snapshot_00.11_[2013.04.23_17.29.18]Véronique s’est tournée et elle a fait glisser les bretelles de sa robe le long de ses bras. J’étais fasciné par le dos qui ondulait langoureusement. Avec un coup d’œil en arrière, elle a tiré le tissu le long de son corps, dénudant son dos jusqu’à ses fesses, puis a joué un moment avec, provocante. Karl pianotait sur les accoudoirs du fauteuil, les yeux fixés sur le corps qui s’offrait. Elle a encore descendu le tissu et Karl devait, comme moi, saliver en voyant la naissance de ses fesses. Elle passait ses mains sur son ventre, sa taille, mi caressante, mi griffant. Puis elle s’est baissée, descendant la robe jusqu’à ses chevilles, et elle l’a balancé plus loin d’un lancé de jambe. Un mouvement de tête pour ramener ses cheveux, elle se tourne, les mains sur les hanches et recommence à danser sur un rythme plus lent.

Son string est descendu très bas sur son pubis épilé. Le soutien-gorge en lycra moule ses pointes de sein dressées qu’elle pince et tire parfois pour leur donner encore plus de volume. Je ne peux oublier Karl qui la regarde avec envie, c’est certain, ni ma propre envie de la voir continuer son effeuillage. Justement, elle s’approche du fauteuil, pivote, descend sur ses jambes et s’assoit sur les genoux de l’homme. Elle dégage sa nuque d’un geste de la main et tourne à demi la tête, pose une question.

lapdance2.avi_snapshot_01.47_[2013.04.23_17.31.27]Karl lâche enfin les accoudoirs du fauteuil et ses mains viennent dégrafer le soutien-gorge, le fait passer par-dessus la tête de la danseuse qui s’adosse à lui, cambrée. Il tente de résister mais elle lui prend les mains et les pose sur ses seins. Mon Karl ne se fait pas prier et en profite pleinement, tout comme Véronique que je vois fermer les yeux. Je devine plus que je n’entends le gémissement qui franchit ses lèvres entrouvertes tandis qu’elle se tord. Je connais bien ses abandons et ses élans ; elle est sûrement en train de ronronner comme une chatte. Karl prend sa poitrine à pleines mains, fait rouler les mamelons entre ses doigts. Elle se cambre contre lui, les seins offerts et les yeux clos.

Au moment où je vais entrer, elle se dégage et se remet debout, se tourne face à lui. Elle écarte les mains qui se tendent vers sa poitrine, puis se ravise et les dirige vers ses hanches. Les doigts agrippent la fine ceinture et descendent le string le long des cuisses, dévoilant la courte toison pubienne. Je manque de souffle. Karl caresse les jambes au passage, remonte à la taille, glisse vers les fesses. Véronique est immobile, figée, tendue vers l’homme assis et semblant profiter de la caresse. Puis, lentement, elle recommence à bouger, recule d’un pas pour détacher d’elle les deux mains qui la cherchaient. Il ne lui reste que ses chaussures et un sourire adressé à celui qui la désire.

lapdance2.avi_snapshot_02.09_[2013.04.23_17.32.11]Je me demande toujours si je vais entrer ou pas quand elle se rapproche à nouveau et se rassoit sur ses genoux, face à lui cette fois, les jambes ouvertes. La danse est finie, les règles n’ont plus court. Karl laisse à nouveau courir ses mains sur la peau nue. Il prend les seins et les maintient tandis que ses lèvres les embrassent. Sa langue s’enroule autour d’un mamelon et je vois Véronique se raidir quand il la mordille. Ses mains se glissent entre les cuisses qui s’écartent. Je n’en peux plus.

Quand j’entre enfin, Karl sursaute et remet sagement ses mains sur les accoudoirs. Véronique sursaute aussi et cherche maladroitement à se lever, rougissant violemment. Je m’approche en souriant et les deux se détendent. J’ai pris une décision et je sais que nous risquons d’y trouver du plaisir. Je tends la main vers Karl qui la serre. Puis je me penche vers les lèvres de mon amante et je l’embrasse tendrement.

« Vous avez l’air bien chauds, tous les deux ! » Je les fais taire d’un geste de la main et je regarde Véronique au fond des yeux.
« Tu as envie ? »
Elle comprends tout de suite ce que je veux dire et ne répond pas mais déglutit et hoche la tête, les yeux pétillants.
« Et toi, Karl ? Tu la veux ? »
Karl hésite un peu plus longtemps mais son désir est évident et il finit par me regarder droit dans les yeux et dire : « Oui, bien sûr ! »
« Je peux rester ? »
Il hoche la tête en souriant : « C’est la moindre des choses, non ? »

Je vais m’asseoir sur le fauteuil juste à côté et j’étends mes jambes. Véronique tourne la tête vers moi et me sourit. Puis elle se penche vers Karl et lui embrasse les lèvres tendrement, se recule. Sa poitrine se soulève, son ventre se contracte. Les yeux dans les yeux, sa voix tremble un peu: « Karl, baise moi ! »

 
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Publié par le 23 avril 2013 dans Nouvelle

 

Elle s’appelle Luce, c’est un petit bout de femme plein d’énergie dont je vous recommande de rechercher les vidéos sur le net. Quand à Chamallow… ceux qui ne la connaissent pas risquent de devenir accros… les soirs de pleine lune !

saveurs tout en douceur...!

JE REMUE MON POPOTIN

JUSTE POUR TON ENVIE

TU ME VOUDRAIS CATIN

JUSTE POUR TA FOLIE

JOUER LA SOUMISE

JUSTE POUR ETRE PUNIE

VOTRE MAIN MISE

SUR MON FESSIER ENDOLORI

VOS CHÂTIMENTS CLAQUANTS

SUR MES ARRIERES

EN GUISE DE COMPLIMENTS

LA REBELLE RESTE DE PIERRE …

J’AIME ENTENDRE VOS ENVIES

CARESSER MA CAMBRURE

OFFRIR A MES PARTIES

VOTRE DOUCE TORTURE ….

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Publié par le 10 mars 2013 dans Non classé

 

Le Loup-Garou : le Retour !

Elle court d’un pas léger depuis plus d’une heure, attentive au chemin qui s’assombrit à mesure que la nuit tombe. Elle pense qu’elle sera rentrée avant que la lune ne se lève – il faut qu’elle soit rentrée ! Pourquoi a-t’il fallu qu’elle perde tant de temps à chercher des traces dans cet amas rocheux près de la rivière ? Elle a tellement envie de savoir où il se cache quand il change qu’elle en oublie qu’il peut y avoir du danger. Et dans quelques minutes, ce danger sera encore plus proche.

lycanthropeUne branche la gifle et elle fait un écart instinctif qui la fait trébucher. Elle tombe et roule en souplesse sur le tapis de feuilles. Son corps est parfaitement maitrisé. Elle hésite pour retrouver la trace et reprend sa course dans le sous-bois. Elle évite de justesse une autre branche et se force à ralentir ; il fait trop sombre pour courir, elle doit d’abord faire attention à ne pas se blesser. Portant le bout de ses doigts à sa joue, elle en ramène un peu de sang, très peu. Suffisamment…

Les prédateurs développent des sens particuliers pour survivre. Je ne sais aucune bête qui soit plus prête à la chasse que moi. Je sais localiser un cœur qui bat à plusieurs dizaines de mètres, encore mieux si il est affolé. Je sais sentir la moindre odeur corporelle mais ce qui m’attire, c’est le sang de la proie blessée. A l’instar des requins, cette odeur fade me fait plonger dans une frénésie particulière qui ne s’éteint que lorsque mes mâchoires puissantes se referment, ajoutant le goût à l’odeur.

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A la recherche de son chemin, Cathy a entendu un bruit, comme une course. Est-il possible que quelqu’un d’autre se soit aventuré ici ? Aucune chance ! Alors quoi ? Ce ne serait vraiment pas de chance si… Elle frissonne et se mord la lèvre, de moins en moins à l’aise. De plus, à mesure qu’elle avance, elle se rend compte qu’elle s’égare. Si seulement elle avait une alternative à sa course. A l’idée qu’elle puisse passer la nuit prostrée contre un tronc ou au creux d’un fossé, elle sent monter une poussée de panique. Pas cette nuit !

Je trouve amusant de suivre cette femelle de loin, juste à la limite de sa vue. Elle ne se doutait de rien, je la suis depuis une heure ou deux. Et puis elle s’est mise à courir et j’ai senti mon plaisir monter à mesure que je reniflais sa transpiration. Une autre odeur me parvient, enivrante. L’odeur, et puis la lune qui monte doucement dans le ciel bleu sombre, je me sens léger. Une petite partie de moi voudrait courir vers le lac où doit se refléter la lune. Une autre partie me suggère d’abord d’en finir avec cette odeur si tentante.

Cabane Aire 2Toujours hésitante, Cathy débouche dans une trouée qu’elle reconnaît à la cabane de chasse trapue posée sur le gazon. Elle est passée là cet après-midi. Le soulagement est de courte durée. Elle réalise qu’elle a plus d’une heure de marche rapide avant de retrouver la route empierrée qui monte à son bungalow. Elle se dirige vers la cabane, tourne la poignée ; la porte s’ouvre sur un trou noir, une odeur de fumée froide. Elle tend l’oreille, vers l’intérieur, puis vers la forêt dehors. Plus le temps de courir, plus le temps de réfléchir, elle sent qu’elle doit se cacher. Elle entre et referme la porte derrière elle, tâtonne et trouve deux crochets en métal. En se baissant, c’est une barre de bois qu’elle déniche sur le plancher, barre qu’elle se hâte de glisser dans les crochets, condamnant la porte. Elle pose le bout de ses doigts sur le panneau massif comme pour en éprouver la solidité, semble rassurée, se recule un peu et referme ses bras autour d’elle comme si elle avait froid.

C’est elle, l’odeur m’enivre, si proche, palpable. Elle m’a senti, je le sais, mais elle ne m’imagine pas si proche. Je reconnais cette odeur, associée à du plaisir. Je reconnais le bruit précipité de son cœur. Si seulement elle parlait, peut-être renoncerai-je à avancer. Qui sait ce qui adviendra quand elle sera à moi ?

Cathy l’a senti. Il ne sert à rien de crier et de toute manière, elle ne le pourrait pas. Son instinct lui dit de continuer à se cacher, de ne pas bouger, de cesser de respirer. Elle repense à la première fois qu’elle l’a vu et à cette scène irréelle qu’elle doute encore avoir rêvée ; elle, abandonnée entre les pattes de ce… de cette bête à qui il reste si peu d’humanité quand elle est totalement transformée, cette bête aussi qui la trouble terriblement. Elle se recule dans le noir, s’éloignant de la porte. Elle recule, à tâtons, quand elle sent soudain… une table derrière ses jambes. Elle respire profondément pour chasser sa peur.

Comment cette femelle peut-elle m’ignorer ? Il suffit que j’étende un peu la patte. Mes griffes la frôlent. Maintenant !

Cathy se retrouve plaquée sur la table par deux pattes énormes et réagit instinctivement en se débattant, bras et jambes et en poussant un grand cri aigu. Peine perdue, plus elle se débat et plus elle se sent collée au plateau de bois. La bête la tire au travers de la table et elle entend maintenant un grognement sourd qui la paralyse. D’un ultime sursaut, elle se cabre pour s’enfuir et retombe brutalement, vaincue. Sa tête cogne, sa vue se brouille, elle sent l’évanouissement l’envahir, impuissante.

22b61011Est-elle morte ou est-ce une ruse ? Le loup-garou renifle le visage aux yeux clos, respire le souffle redevenu régulier et se calme presque instantanément de la frénésie qui le gagnait. Il la pousse de la patte, mi-déçu, mi-curieux. L’odeur du sang s’estompe un peu pour d’autres senteurs et parfums. Et il se souvient. Au fil des odeurs, il revoit le visage souriant et les yeux qui le regardaient, la peau si nue, si blanche, si… douce. Il lèche le torse et s’étonne de la texture avant de se rappeler ce que sont des vêtements. Les deux races, l’homme et le loup, partagent des pensées et la bête sait quoi faire, comment le faire. Alors, délicatement, deux rangées de griffes accrochent le tissu qui recouvre la jeune femme et tirent, arrachent sans difficulté la veste, emportant aussi le chemisier. La gueule descend le long du ventre, laissant une trainée humide sur la peau parfumée. Il insiste entre les jambes qui s’ouvrent, reniflant, pressant. Il sent le corps inerte recommencer à réagir ; une odeur fade exsude du sexe de sa proie. Il lèche, cherchant le goût qu’il pressent agréable. Le tissu se mouille très vite et colle aux lèvres intimes de Cathy qui gémit. Presque délicatement, il prend du tissu entre ses crocs et tire, déchirant le pantalon court en toile et entrainant la culotte en coton. Le sexe est aussi mouillé que sa gueule.

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Ballotée, Cathy revient à elle et se retient de crier encore. Elle est sauve, elle le sent, ne doit pas provoquer de violence qui pourrait devenir incontrôlable. Elle est nue aussi, à part ses chaussures de sport. Elle prend conscience d’être cambrée à la rencontre d’une langue un peu râpeuse qui lèche sans hâte son torse, son ventre. L’odeur du loup est… seulement inhabituelle, pas désagréable, au contraire, comme si quelque chose en elle la connaissait déjà. Elle se souvient de cette première fois, cette première étreinte jamais oubliée, de l’ami transformé qui devenait un amant terrifiant et tendre en même temps. La peur est dans sa tête ; son corps réagit différemment. Elle bouge doucement, tend ses mains vers le corps penché sur elle, trouve la fourrure.

Le loup-garou sent que cette humaine n’est pas un danger. Il a aussi perdu sa soif de sang. Dehors, la lune éclaire la clairière et une pâle luminosité entre dans la cabane par une ouverture dans le toit, posant sur le corps exposé des ombres mouvantes. Il gémit, renifle, passe son mufle le long de la cuisse droite vers le ventre, renifle encore. Cathy se tortille, s’ouvre, gémit aussi. La langue passe sur l’intérieur de sa cuisse, descend sur son sexe, entre ses fesses. Elle voudrait lui dire quoi faire et renonce, faute de pouvoir communiquer. Et puis… les choses vont plutôt dans le bon sens ; il est plus calme, plus doux. Pour un peu elle se sentirait… bien !

Il la soulève et se glisse entre les jambes écartées, trouve sans peine la faille et l’ouvre de son pénis dressé. La mémoire d’une telle saillie lui revient. Il en profite pour coulisser lentement et bien sentir ces sensations primales. La femelle respire différemment. Elle a pris de pleines poignées de fourrure et semble le tirer en elle. Leurs bassins prennent un rythme commun qui va en s’accélérant, comme s’accélèrent leurs souffles. Cathy sent les mâchoires entourer sa gorge, sans serrer, une étreinte tendre et sauvage à la fois. Son corps ondule, indifférent au bois brut sous ses fesses et ses épaules. Elle se met à grogner comme lui, le sent accélérer encore, puis ralentir. En longues poussées, le pénis grossit encore et pulse entre les parois serrées de son vagin, répandant sa semence chaude.

picture_408Cathy voudrait mordre, griffer. Sa vue se brouille et elle rejoint la bête dans l’orgasme, un orgasme qui dure le temps des spasmes de l’éjaculation. Sans hésiter, elle se cabre et se dégage, se retourne, présentant ses fesses à l’homme-loup qui n’hésite pas, toujours aussi dur, à se glisser en elle à nouveau. Il la pénètre plus profond encore et cette seule sensation la fait gémir sourdement. Elle le sent peser sur elle de tout son poids, et de violents coups de rein cambrent ses fesses relevées. Plus fort ! Les mâchoires se referment cette fois sur sa nuque. Très vite elle se remet à jouir, délicieusement dépravée, consciente de l’avoir rejoint dans une bestialité libératrice. Pourvu que la lune reste encore un peu au zénith !

Voilà un moment que ce blog attendait un petit plaisir… Il manque des illustrations plus précises mais vous utiliserez votre imagination !

 
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Publié par le 4 mars 2013 dans Nouvelle